Depuis le big bang, une série d’événements majeurs se sont produits jusqu’à l’apparition de la vie consciente et sociale sur notre terre. Pour que la nature permette cela sur des temps suffisamment longs, chaque étape fait apparaître une nouvelle source de chaos mais obéit à un nouvel ordre pour qu’un équilibre soit préservé.
Nous pouvons considérer que 2026 correspond à une nouvelle étape, comme les précédentes étapes ne correspondant pas à une date précise : apparaît aujourd’hui une humanité connectée, interdépendante, à la fois une et multiple, en « synchronie ».
Homo Sapiens a créé ce nouvel étage d’ordre et de chaos, avec ses technologies en évolution accélérée et aux impacts croissants. Il appartient à cette nouvelle humanité de développer les ordres adaptés pour réguler ses nouvelles capacités, produire les bénéfices attendus, réduire les désagréments voire s’éviter de possibles catastrophes.
Les étapes de la vie
Au sortir du 18ème siècle, avec les lois de la gravitation de Newton, la mécanique mathématisée par Lagrange et la chimie de Lavoisier – « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » -, il a été possible de penser que nous avions en main les mécanismes d’une nature immuable.
Et patatras, durant les deux cents dernières années tout cela est mis à sac, le temps et la gravité sont relatifs et liés (relativité générale), la nature est fondamentalement aléatoire (mécanique quantique) et surtout en rien immuable (théories de l’évolution, cosmologie). Depuis seulement quelques décennies, nous savons remonter le temps jusqu’à la naissance de notre univers, les traces laissés nous permettant de reconstituer son histoire, son évolution jusqu’à l’apparition d’Homo Sapiens.
Reprenons quelques éléments de ce que nous en savons aujourd’hui[1].
Notre univers observable est né il y a 13,77 milliards d’années dans une explosion qui dépasse notre compréhension, un énorme chaos originel. Mais il y a un ordre inscrit, qui fait qu’au bout de 3 minutes se forment les premiers noyaux atomiques.
Il faudra attendre 380 000 ans, que l’univers soit suffisamment froid[2] pour que les électrons puissent s’associer aux noyaux et former les premiers atomes et par là-même que la lumière puisse se propager.
La gravité fait qu’au bout d’entre 100 et 300 millions d’années ces atomes se sont rapprochés et les premières étoiles sont apparues (grâce au télescope James Webb nous avons pu observer en 2026 une galaxie née au bout de 280 millions d’années). Une étoile par fusion nucléaire produit une gigantesque énergie par nature explosive ; mais les étoiles restent malgré tout stables avec des durées de vie entre 2 millions d’années et 10 000 milliards d’années dépendant de leur taille, les plus petites durant le plus longtemps.
Les étoiles à courte vie explosent en super nova, produisant des atomes lourds dispersés dans le vide spatial et provoquant des vagues de matière dans l’espace créant de nouvelles étoiles et systèmes stellaires avec une richesse d’atomes bien plus importantes que l’hydrogène, l’hélium et le lithium originels.
Au bout de 9,2 milliards d’années né notre système solaire, il y a 4,57 milliards d’années, avec une étoile dont la vie est estimée à 10 milliards d’années, donc à mi-vie aujourd’hui. Un système complexe de planètes s’est formé et après une fantastique collision avec Théia, une proto-planète de la taille de Mars, la Terre s’est retrouvée unie avec la Lune. Ce système planétaire porte en lui ce qu’il faut pour être tout aussi stable que notre soleil[3].
Se sont ensuite développées les premières molécules de vie et au bout d’un milliard d’années les premières cellules, possiblement plus rapidement. Ces cellules ont une capacité de reproduction singulière : s’il n’y avait pas de limite à leur croissance, une bactérie pourrait par multiplication créer la masse de la terre en … une semaine ! Donc un ordre est là encore à l’œuvre. On ne sait pas encore très bien quand et dans quelles séquences, apparaissent il y a environ 2 milliards d’années les premiers organismes pluricellulaires et les mécanismes de reproduction complexe.
Il y a 635 millions d’années surgit la faune dite d’Edicara et une première explosion de la diversité des espèces et 150 millions d’années plus tard les premières plantes terrestres.
La stabilité de notre soleil, la composition des éléments sur notre terre et son positionnement dans le système solaire ont permis de développer un extraordinaire écosystème en perpétuelle évolution (chaos) dont nous commençons à percevoir progressivement les mécanismes de régulation (ordre), écosystème dans lesquelles des millions d’espèces vivent, interagissent en compétition et en symbiose, et évoluent à des échelles de temps très variables, de quelques jours à des millions d’années.
Découverte récente, nous ne sommes pas seulement le résultat de la programmation portée par nos 46 chromosomes constitués d’ADN, mais aussi une symbiose avec les mitochondries héritage vieux de 2 milliards d’années au niveau de chaque cellule, ainsi que nos différents microbiotes ayant chacun leur propre système de régulation[4].
Plus globalement, la gestion circulaire des ressources terrestres fonctionne depuis 4 milliards d’années; il n’y a donc pas de raisons que cela ne perdure pas jusqu’à la mort de notre soleil, faisant alors disparaitre toute vie possible[5].
Notre humanité
Le genre Homo est apparu il y a « seulement » 2,8 millions d’années, l’espèce Homo Sapiens il y a 300 000 ans. Après avoir frôlé la disparition avec moins de 10 000 individus il y a 70 000 ans. Homo Sapiens est devenu la seule espèce du genre homo il y a 30 000 ans avec la disparition des autres espèces Homo.
Il y a 5400 ans on trouve les premières écritures et il a 2600 ans les premières monnaies telles que nous les connaissons, ce qui dote l’humanité de mécanismes de compréhension et de coopération étendus.
Reste à s’affranchir des questions de temps et de distance. 1794 avec Chappe marque l’apparition du premier réseau de communication longue distance et le 16 août 1858 les continents sont reliés par le premier câble télégraphique transatlantique.
Les années 1990 voit l’apparition des radiotéléphones 3G et en 1995 une augmentation des débits singulière avec les premiers câbles sous-marins à amplification optique directe (technologie mise en service à grande échelle en seulement 10 années après les premiers prototypes expérimentaux, poussée par une rentabilité exceptionnelle). A cette même époque, né le systèmes radio satellitaire Iridium de Motorola qui lancé trop tôt est un échec commercial, ancêtre du Starlink actuel.
La traduction automatique est aussi vieille que les premiers ordinateurs électroniques environ 80 années mais est devenu d’usage courant avec le smartphone (iPhone 2007) et les traductions dites neuronales ou IA générative il y a une dizaine d’années, nous affranchissant des barrières de langues.
Nous pouvons aujourd’hui concevoir une pièce mécanique, la faire fabriquer à l’autre bout de la planète et la recevoir en moins d’une semaine. Et les transactions informatisées peuvent se traduire dans des temps bien inférieurs à la seconde. C’est ce que j’appelle la synchronie, nous rendant de plus en plus difficilement prêts à accepter tout écart entre nos données informatisées consultables à chaque instant et la réalité du monde.
Les découvertes et innovations dite NBIC pour Nanotechnologies, Biologique, Informatique et sciences Cognitives s’accélèrent, les différents domaines s’enrichissant et rendant leurs mises en œuvre plus faciles à maîtriser (cf. l’exemple de l’amplification optique directe mentionné ci-dessus qui a fait l’objet au début de simulation photon par photon pour trouver le matériau idéal). Nous appréhendons la matière au niveau atomique, ce sont les nanotechnologies sans lesquelles nous n’aurions pas de smartphones. Amplifier par l’informatique, nous créons et testons de nouvelles molécules par millions dont des molécules du vivant, c’est l’innovation Biologique. L’informatique est devenue omniprésente et nous offre l’accès à l’ensemble du corpus d’information de l’humanité. Et nous commençons à analyser notre cerveau de plus en plus finement et la communication par la pensée en émergence parait inscrite dans un possible proche.
Ces innovations sont notre source de chaos. Elles se veulent positives mais toujours avec une contrepartie, pouvant induire des chocs socio-économiques de plus en plus puissants. Nous avons développé des mécanismes de régulation, mais ils peinent à être efficaces voire simplement pertinents devant s’adapter en permanence aux nouvelles donnes que nous avons créées.
Lorsque l’on regarde en condensé l’évolution de nos sociétés occidentales depuis une soixantaine d’années[6], les changements sont saisissants. Un des changements les plus notables depuis la sortie de la seconde guerre mondiale est que nous ne pouvons plus être autonomes ; nous sommes devenus totalement interdépendants les uns des autres pour progressivement chaque élément de notre quotidien[7]. Le commerce international est 600 fois plus important qu’en 1950 représentant plus de la moitié des échanges économiques au lieu d’environ 15% à cette époque.
Homo Sapiens a donc créé un nouvel étage d’ordre et de chaos : l’humanité ultra-connectée et interdépendante, porteuse de sa propre évolution en accélération.
On peut comme Michel Volle dans son livre posthume « Valeurs et civilisation » paru cette année, considérer que comme l’homme est naturel, cela est donc un élément de la nature. Ou au contraire considérer que cette humanité ultra-connectée est artificielle. Est apparu le néologisme de « naturficiel » possiblement créé par Philippe Lebreton[8].
Mais cela ne change pas le fait que créant notre chaos, il nous appartient de développer nos ordres.
Pour achever de s’en convaincre, la vie a adopté un certain sens au niveau de nos protéines et ADN, dite chiralité. Nous pourrions développer une vie dite anti-chirale ayant le sens inverse. Mais cette vie pour le coup « naturficielle » pourrait proliférer sans limite et notre vie être incapable d’y opposer une résistance, possiblement nous condamnant ainsi que de nombreuses espèces. Des scientifiques ont appelé en 2024 à interdire la poursuite de ses travaux, pour ne pas prendre le risque d’une catastrophe potentiellement plus importante qu’une guerre nucléaire. Mais pouvons-nous réellement interdire des travaux scientifiques ?
Réguler notre chaos
Quand une espèce devient capable de se connecter presque instantanément à elle-même et d’agir collectivement à l’échelle planétaire, quelles nouvelles formes de régulation doivent apparaître pour que cette puissance reste compatible avec la liberté, la diversité, voire la survie ?
Pour les nécessaires mécanismes de régulation, nous pouvons utilement nous inspirer de la nature. Mais cela a ses limites, car pour la nature les catastrophes font partie de la régulation et il n’est pas grave que des espèces disparaissent ou qu’un super-volcan explose. Quant aux supernovas, celles qui pourraient nous impacter gravement sont heureusement trop éloignées, mais vu de la nature c’est un élément créatif comme évoqué précédemment.
Quelles sont les bonnes ou mauvaises régulations, je n’ai aucune réponse précise à vous apporter. C’est un sujet de recherche à mes yeux fondamental. La sécurité et la continuité de fonctionnement de nos services, à commencer par l’énergie et l’informatique sur lesquelles notre quotidien repose désormais, doivent impérativement être garanties. La protection de nos données personnelles fait partie de ce minima, ou plutôt hélas devrait.
Assumant le paradoxe, je pense que les bonnes régulations doivent laisser un maximum de liberté créatrice, avec un minimum de règles, sans effet de seuil si possible et sans poser de solutions organisationnelles ou techniques préétablies.
En France, le régulateur des télécommunications s’en est plutôt bien sorti – jusqu’à présent -, nous faisant profiter de services parmi les plus performants et les moins chers du monde ; avec le bémol que nos champions technologiques comme Alcatel leader mondial incontesté en 1980 a disparu. Plutôt que chercher à tout régler, il « joue » avec les acteurs du domaine et aux nouvelles sollicitations qui arrivent très régulièrement[9]. En revanche côté électricité et plus globalement énergie, j’espère que nous saurons inverser la tendance de ces dernières décennies et éviter un possible désastre.
Au niveau international, lié à la prise de consciences de l’interdépendance, les régulations sur les espaces et transports maritimes et aériens se sont correctement développées depuis l’antiquité pour la mer, depuis 1919 avec la convention de Paris pour l’aérien, les questions soulevées étant relativement stables mis à part les volumes[10]. Concernant les matières premières, le sujet reste largement devant nous notamment sur les ressources les plus rares que nous ont prodiguées les supernovas[11]. Les tensions sur la gestion des matières premières se retrouvent souvent associées aux déclenchements de guerres entre états. La régulation initiale sur l’internet a également plutôt bien fonctionné, les choses se compliquant nettement dès que l’on se préoccupe des contenus à protéger, à produire ou à transmettre.
Sur un plan plus culturel, je souhaiterais succinctement évoquer la différence entre notre héritage classique, colbertiste et du jardin à la française, posant l’ordre comme un idéal et celui asiatique du Yin et Yang associant les contraires de façon complémentaire donnant une vision plus dynamique et systémique des conditions d’une évolution positive et acceptant l’imperfection ; cette vision conduit naturellement au Wu Wei, le « non-agir » ou agir sans forcer le cours des choses. Même si cela ajoute à la difficulté, nous aurions probablement tout à gagner à porter un regard véritablement multiculturel sur cette question, pas seulement en réaction à la montée en puissance du Japon, de la Corée du Sud, de Singapour, de Taïwan ou de la Chine, et espérons le d’autres pays ou continents au 21ème siècle.
Quoi qu’il en soit les régulations par les citoyens eux-mêmes sont à développer dans tous les domaines, j’en suis également intimement convaincu ; avec comme contrepartie le développement de la transparence.
Un point de bascule sans retour
En 1958, Theodore Surgeon écrit dans un style humoristique une nouvelle « le choix de la méduse » (« To marry Medusa » en anglais) où un extraterrestre de la taille d’une amibe échoue sur terre. La Méduse est mangée dans un hamburger par l’humain Gurlick, et en prend le contrôle. Elle découvre que nous n’avons pas de conscience collective contrairement à son espèce. La Méduse fait développer la technologie permettant de corriger cette anomalie. Mais alors l’humanité réagit et agissant en parfait synchronisme et au prix de quelques vies humaines se débarrasse de la création de la Méduse. La Méduse constatant qu’il n’y a rien à tirer de nous trouve le moyen de repartir dans l’espace.
Nous pourrions envisager de nous débarrasser de ce qui nous lie aujourd’hui de plus en plus intimement ; mais je pense qu’un retour en arrière n’est plus possible, les conséquences en seraient véritablement désastreuses comme le prônent les adeptes de la décroissance et de la dénatalité[12].
Après que le big bang ait créé la matière, puis cette matière la vie, la vie l’intelligence, le développement de l’intelligence aboutit aujourd’hui à cette humanité connectée interdépendante. Il nous appartient de trouver par nous-mêmes les moyens de comprendre et assumer cette nouvelle situation, de veiller à garantir la disponibilité des ressources dont nous avons besoin, de chercher à améliorer ce qui fonde notre nouvelle conscience collective planétaire, tout en veillant au respect de chaque individu ou groupe d’individus. Avec l’assistance de l’IA, nous proposons de l’appeler Humanome, un élément de l’univers d’une autre nature capable d’autocréation et évolution, et espérons le restant toutefois fondamentalement humain.
Quant au regard porté sur ce qui constitue notre monde, ce papier s’inspire fortement des écrits et parutions sur internet de Michel Galiano-Mingot dont « Les clés secrètes de l’univers ». Et pour l’aspect technologique des nombreux livres de Pierre Giorgini ; associé à Thierry Magnin, il a fait paraître récemment « Vers une civilisation de l’algorithme ? » ; je propose d’aller plus loin en parlant d’une humanité d’une autre nature. Je vous recommande aussi « Valeurs et civilisation » du regretté Michel Volle paru cette année, qui a la toute fin de façon testamentaire nous encourage à rechercher ce qu’il appelle « la voie haute », notion que l’on retrouve dans mon dernier paragraphe.
ChatGPT a été mon relecteur et nous conseille les lectures complémentaires suivantes :
- Eva Jablonka & Marion Lamb — travaux sur l’évolution de l’information ;
- Francis Heylighen — Global Brain ;
- Norbert Wiener — Cybernetics ;
- Teilhard de Chardin — Le Phénomène humain ;
- Joël de Rosnay — L’Homme symbiotique ;
- W. Brian Arthur — The Nature of Technology.
L’image a été créée en quelques minutes avec la version gratuite de Grok.
[1] Tout ce qui suit est un résumé de connaissances actuelles. Elles prêtent à débat et évolueront probablement sensiblement dans le futur.
[2] A ce moment-là, notre univers observable était encore homogène (75% d’hydrogène, 25% d’hélium et un peu de lithium), était mille fois plus petit qu’aujourd’hui soit la taille d’une galaxie et le tout à une température « froide » de 2700° Celsius !
[3] La compréhension des systèmes stellaires dont la création des planètes est une science récente. Nous savons aujourd’hui que les planètes existent presque toujours autour des étoiles (il n’y a pas si longtemps certains scientifiques pensaient que cela était rare). Il y aurait environ 1000 milliards de planètes rien que dans notre voie lactée ; et il y a à peu près autant de galaxies ! Mais nous n’avons observé que quelques milliers d’exoplanètes. Nous savons que tous ces systèmes stellaires tournent en se constituant mais n’avons aucune idée de pourquoi les planètes du système solaire sont si différentes alors qu’elles sont produites à partir d’un même nuage de poussières.
[4] Dans notre microbiote cutané, sont présents les dangereux staphylocoques dorés ; par des mécanismes complexes, ils sont heureusement naturellement maintenus à un seuil de présence suffisamment bas pour ne pas être pathogènes.
[5] Toutefois, certains scientifiques imaginent que notre terre s’éloignerait alors du soleil et pourrait perdurer.
[6] Je pense au documentaire « Grandir en France, les enfants ont la parole » qui hélas n’est pas aisément consultable, ce qui contredit à la marge mon propos. Ce documentaire expose différentes évolutions de la société en France entre les années 60 et auxquels les enfants d’aujourd’hui réagissent, souvent de façon drôle. Ces changements je les ai vécus, mais les revivre en condensé m’a réellement fasciné.
[7] Les survivalistes s’emploient à pouvoir être autonomes en cas de catastrophe planétaire. Rien que la nourriture de survie est un marché de 5 milliards par an en forte croissance. Personnellement, je pense qu’il est préférable de se concentrer sur la continuité des services dont nous avons besoin.
[8] Mentionné dans ce livre « Le futur a-t-il un avenir » page 79
[9] Je recommande la lecture des livres de Sébastien Soriano qui a été responsable du régulateur des télécommunications.
[10] Je n’oublie pas l’épisode actuel du détroit d’Ormuz dont il faut encore attendre la conclusion.
[11] J’ai pu calculer qu’au rythme actuel de consommation (en forte croissance) et de recyclage (plutôt stable), nous ne disposons que d’environ 1000 ans de ressource en cuivre ce qui en fait la ressource élémentaire la plus rare par rapport à notre consommation. Certes l’aluminium commence à être testé comme substitut, mais il conviendrait de porter une attention accrue à nos capacités de recyclage pour laquelle la France pourrait aisément disposer d’un leadership mondial et a pu un temps être exportatrice. Et pas seulement à la flambée des cours générée par le développement des énergies dites renouvelables et des véhicules électriques.
[12] Les confinements de la crise Covid nous en ont donné un aperçu, dont nous payerons durablement les conséquences.